Commune de Plateau de Diesse

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Prelix, fête villageoise de 2011

Le Chaudron de Prêlix…

Prêles, et par ricochet l’ensemble du Plateau de Diesse, viennent de vivre une fête villageoise qui restera à coup sûr dans les annales. Lancée en grande pompe vendredi dernier, sur le coup des 19 heures, la manifestation a rassemblé, l’espace de trois jours festifs et conviviaux, un public chaleureux et prêt à donner de sa personne pour que ces instants de liesse restent dans toutes les mémoires.

Le premier jour déjà, le petit village d’irréductibles Prêlois pouvait s’enorgueillir d’accueillir le «César» de la ville voisine, en la personne de Beat Giauque, président du Grand Conseil bernois mais originaire de ce coin de terroir dont il a assuré la nombreuse assistance de son amour profond. D’autres officiels, le maire de Lignières, invité d’honneur et les chefs des tribus voisines ont bravé un ciel menaçant de tomber sur leurs têtes. Raymond Troehlix a donc ouvert, au son de la fanfare Harmonix, des cérémonies réservant leur lot d’agréables surprises aux nombreux participants d’un week-end haut en couleurs.

Des combats médiévaux, des joutes sportives, une démonstration de motocross, le marché des producteurs, les artisans, les stands de bricolage destinés aux tout-petits et karting ont constitué l’essentiel de l’animation de la journée de samedi. Certains ont également eu l’occasion de dénicher une bonne affaire en chinant entre les bancs du vide-grenier.
Quarté cochonsCochons sauvages ou sangliers domestiques

Le comité d’organisation, a retenu quatre cochons domestiques, plutôt que des sangliers sauvages difficiles à trouver dans la région, pour l’original quarté du samedi après-midi. Course innovatrice s’il en est, il s’agissait de lancer les porcelets sur un bref parcours avant de relever leur ordre d’arrivée. Quelques péripéties ont émaillé la course, les roses animaux étant quelque peu effrayés par les déchaînements d’enthousiasme des spectateurs … Un seul chanceux a coché le quarté dans l’ordre (Lambix, Dix, Niolix et Prêlix) et remis son gain à la famille de Colin Grandjean, qui traverse actuellement de difficiles épreuves. A noter, encore, le formidable élan de solidarité de tout le village en sa faveur, dont certaines sociétés et de nombreux particuliers ont également mis en place un certain nombre d’actions (vente de pâtisseries entre autres) pour venir en aide à Colin.

Quête à la potion magique
Que seraient Astérix et Obélix sans leur potion magique? Est-il donc utile de préciser que Prêlix a également convoqué Panoramix pour mitonner son breuvage énergisant, que petits et grands ont trouvée fumante sur la fontaine avant de la partager, puis de la déguster, mais les grands uniquement cette fois, sous une forme encore plus fortifiante au bar jusqu’aux heures pâles de la nuit.

Dans l’air du temps passé…
La musique, que les organisateurs, fort judicieusement, n’ont pas uniquement confiée au barde Assurancetourix, a été emmenée, le vendredi, par le groupe Slane, bien dans le ton «celtique» avec les airs entraînants et traditionnels du répertoire irlandais. Le lendemain, «Passepartout», dont l’inventaire tout de chansons françaises a rappelé de bons souvenirs aux nostalgiques d’une épopée musicale aujourd’hui hélas révolue. Pour l’ensemble «Tradirationnel», les responsables de la grande tente ont préféré éloigner quelques bancs, afin que les farandoles des danses folkloriques puissent s’égailler tout à loisir. Plus tard encore, et jusqu’au petit matin, les inconditionnels des années 1980 ont pu s’en donner à cœur joie en reprenant les partitions les plus fameuses de la période «disco».

En intermèdes à ces envolées lyriques, Gilbert Racine procéda à la mise aux enchères, américaines, de l’œuvre originelle du logo de la fête, due au talent de Samuel Embleton. A la tombée de la nuit,un grand cortège aux flambeaux parcourra les chemins de la localité à la recherche de la fameuse potion magique, tandis que notre grand artificier Frédé (un grand merci au passage pour son engagement total) propulsa ensuite ses fusées pour illuminer un ciel pourtant resté serein…
Miss et Mister CorbeauA noter encore, pour le samedi, l’élection de «Miss» et «Mister», dont les «corbeaux» improvisés en ont charmé beaucoup, et notamment les membres du jury, dont la tâche ne fut pas facile à les départager, tant les candidats se montrèrent séduisants(1ère Maryline Stoppa, dauphines Diane Troehler et Tiffany Schöri ; chez les messieurs, 1er Gilles Aeschlimann, dauphins Julien Botteron et Markus Niederhauser).

Déjeuner paysan à la ferme TschanzLe dimanche s’éveilla à l’heure du déjeuner paysan servi à la ferme Tschanz, et en musique s’il vous plaît! L’heure vint ensuite du recueillement, culte que les organisateurs ont voulu œcuménique, pour assurer le partage et la fraternité de tous les participants. Qui ne se sont pas faits prier, ensuite, pour assister au grand cortège, rassemblant tout ce que Prélix compte de bonne humeur, d’imagination et d’humour. Des vaches au trot, des chars décorés avec soin, le tout conduit de main de maître par les disciples du chaudron de Prêlix.

Le comité est heureux et remercie chaleureusement les nombreux donateurs, sponsors, bénévoles, sociétés, les employés de la voierie et la population pour avoir contribué à  la réussite de cette belle fête et vous donne d’ores et déjà rendez-vous, l’an prochain à Lamboing, puis dans quatre ans à nouveau à Prêles.